Projet 2009 : Arques s'inscrit aux Journées du Patrimoine avec l'Atelier880

A l'occasion des Journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre, l'Atelier 880 proposera de découvrir ou redécouvrir l'un des lieux emblématiques d'Arques la Bataille : l'ancien bâtiment de direction de l'usine REGMA, situé rue Verdier-Monetti

vidéo-contrebasse #3 – Des arches

L’usine Regma, vaste site  industriel situé à Arques-la-Bataille, est maintenant déserte  et silencieuse. Entre 1903 et 1999 des milliers d’ouvriers y ont travaillé et elle a profondément marqué la ville. Mais que reste-t-il, dans cette bulle de temps arrêté, des générations passées ? Qu’est-ce, à présent, qui relie cette enclave à la vie de la cité ? Pendant les journées européennes du patrimoine, l’usine va revivre, le temps d'une rencontre entre le public et l'art contemporain. Trois artistes y mettront en espace un spectacle alliant la musique contemporaine à des images vidéo.

Les deux musiciens – Béatrice Gréa et Jean-Baptiste Pelletier – joueront des œuvres pour contrebasses des compositeurs Giacinto Scelsi, Rebecca Saunders et Yoshihisa Taïra. Les pièces interprétées ont en commun d'accorder beaucoup d'importance au silence : suspension toute en tension chez Taïra, toile de fond où naît et meurt insensiblement le son avec Saunders et recréation du phénomène sonore de l'impulsion, de la résonance et de l'extinction chez Scelsi.

Peintures de pixels mouvants, matières abstraites, évocations fantomatiques, les images du plasticien Luc Pelletier feront le lien entre la musique et ce que nous dit la puissante beauté de ce lieu.

Il s'agit là d'inaugurer une nouvelle utilisation de ce patrimoine industriel : Découvrir le pouvoir poétique du site mais aussi rappeler son passé et ceux qui l'ont fait vivre. Et, peut-être, leur rendre hommage.



Les Protagonistes :

 

Béatrice Gréa a étudié la contrebasse au conservatoire du centre de Paris, au conservatoire de Dijon et a été admise au Conservatoire National Supérieur de Lyon. Elle a travaillé avec l'orchestre de l'opéra de Tours,  l'orchestre national d'Ile de France et l'orchestre de l'opéra national de Paris. Elle est  professeur de contrebasse au conservatoire d'Asnières-sur-Seine.

Jean-Baptiste Pelletier, contrebassiste, a étudié au conservatoire de Grenoble et au conservatoire national supérieur de Paris. Il est professeur au conservatoire à rayonnement régional de Poitiers, au conservatoire municipal du centre à Paris et fait partie de l’orchestre Poitou-Charentes.

Son intérêt principal est l'interprétation de la musique contemporaine.

 

Luc Pelletier est artiste plasticien. Il utilise principalement la vidéo et la photographie pour construire des propositions qui permettent à chaque spectateur d’interroger son rapport au monde et d’apporter ses propres réponses. Élaborées à partir de la réalité banale, ses images y puisent la dimension poétique du rêve. Assistant spécialisé d’enseignement artistique, il exerce au Mac/val, musée d’art contemporain du Val-de-Marne à Vitry-sur-Seine.

Site internet : www.lucpelletier.fr 


---

La Traversée

Et toujours à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, l’Atelier 880 poursuit son projet de mise en valeur de l’ancienne gare d’Arques-la-Bataille. Après l’invitation de Mario d’Souza en 2008, c’est Didier Courbot qui cette année proposera un regard d’artiste sur ce modeste patrimoine.

Il nous convie donc à un voyage dans le temps : retour vers notre jeunesse, vers l’enfance, échappée poétique hors du quotidien.

Emmenez-y vos enfants, vos petits-enfants, vos nièces et neveux… une surprise les attend !


Didier Courbot
s’intéresse particulièrement à l’espace public. Après un passage aux Beaux Arts, il a suivi les cours de l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. De cet enseignement l’artiste n’a pas seulement acquis des facultés à comprendre les espaces publics, mais surtout une réflexion sur ce qui est public et partagé. La ville, le paysage mais aussi les relations qu’ils peuvent entretenir sont au cœur du travail de Didier Courbot. Dans une œuvre pérenne récente, Seven Diamonds (TMF, 2008) l’artiste dépose secrètement sept diamants dans sept endroits du paysage d’un parc naturel sur l’île d’Hokkaido au Japon transformant ainsi le regard que les visiteurs portent sur le paysage. À partir d’une observation fine du paysage et des pratiques de ses usagers, il opère une transformation, souvent discrète, mais révélatrice. En déplaçant ce qu’on croit connaître, il amène le spectateur à se poser des questions et fait apparaître ce qu’on ne voyait pas. Le travail de Didier Courbot a été montré récemment dans plusieurs expositions collectives : au Kunstverein Freiburg, à la Bawag Foundation à Vienne et à la galerieFernandLéger à Ivry sur seine. Un livre sera publié au mois d’octobre aux éditions B42.

Site internet : www.didier-courbot.com

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :